Formation des Témoins électoraux des partis politiques: La Fondation Friedrich Ebert imprime sa marque
Lubumbashi, 10 au 12 novembre 2011
Pour la deuxième fois en l’espace de deux mois, la fondation Friedrich Ebert et son partenaire le Centre National d’Education Mésologique (CNEM), se sont déployés pour la formation des témoins des élections, cette fois-ci à Lubumbashi dans le Katanga.
Plus de 50 cadres de 25 partis politiques ont pris part à cette rencontre. Et comme pour la formation de Kinshasa, les participants ont non seulement appris le code électoral, mais se sont également imprégnés du rôle d’un témoin dont les plus importants sont l’honnêteté, la vigilance, l’aptitude physique et mentale, la sincérité et la disponibilité, la courtoisie et l’objectivité, l’incorruptibilité et la ponctualité ; le comportement d’un témoin dans un bureau de vote qui doit notamment être le fair-play, la courtoisie, la tolérance ; la logistique d’un témoin : se prémunir de sa carte d’accréditation, de sa carte d’électeur, prévoir un manteau ou un parapluie contre la pluie si nécessaire.
Les participants, qui venaient de la majorité présidentielle et de l’opposition ont appris la composition d’un bureau de vote, les éléments nécessaires et indispensables dans un bureau de vote, ils ont en outre identifié dans des groupes de travail mixtes quelques irrégularités dans le processus électoral observés et ont proposé des pistes de solutions en vue d’éviter les contestations électorales.
Des critères pour un témoin idéal ont été élaborés et on y note entre autres les éléments logistiques et techniques à prévoir par les partis politiques avant d’envoyer les témoins dans les bureaux de vote. Un manuel des témoins des partis politiques, a été distribué en vue de renforcer les leçons apprises.
Il faut enfin relever que c’est l’une des rares fois qu’une pareille formation s’est déroulée à Lubumbashi. Le travail de groupes a créé un dynamisme positif et une synergie entre les participants, qui ont relégués leur différences au second plan et se sont concentrés à leurs intérêts communs en tant que citoyen congolais tout court. Avec un tel esprit démocratique de dialogue entre les partis, qui dit non à la violence électorale subi à Lubumbashi au début du mois de novembre, les élections pourraient être à toute évidence un pas décisif pour la consolidation de la démocratie en RDC