Un an de Goethe-Institut à Kinshasa

Goethe Institut in Kinshasa Agrandir l'image (© Goethe Institut) Le Goethe-Institut a commencé ses activités à Kinshasa en Avril 2015. Dans l’entretien, la Directrice Gitte Zschoch parle des projets et les défis au cours de cette première année du Goethe-Institut à Kinshasa.

 

Mme Zschoch, vous avez rétabli le Goethe-Institut. En jetant un coup d’œil en arrière, comment appréciez-vous personnellement cette année?

Gitte Zschoch: Les premiers jours et semaines ont été très excitants; chaque jour des personnes sont venues au bureau pour se présenter et obtenir de l’information. Mon but au départ était de découvrir et de connaître le milieu culturel local. Je suis donc allée prendre part autant que possible à un grand nombre d’événements culturels, me présenter à des institutions culturelles ; c’est ainsi que j’étais aux festivals de Goma et Lubumbashi. J’ai été impressionnée par l’ouverture d’esprit et de l’énergie manifestés par les artistes congolais et les opérateurs culturels. La tâche est maintenant de développer des projets spécifiques qui profitent aux uns et autres.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées dans la première année?

Heureusement, la plupart des formalités avaient déjà été réglées à mon arrivée: Le bail a été signé, le bureau mis en place et l’ordinateur portable je l’ai eu dans les bagages à main. Des difficultés ont été rencontrées, par exemple, assurer les transferts financiers: avant d’ouvrir un compte bancaire local, le statut juridique de l’Institut devait être préalablement établi. A ce sujet, les négociations sont encore en cours. Nous avons finalement trouvé une banque avec un gestionnaire allemand, et enfin l’ouverture d’un compte n’a pas été si difficile.

Le Goethe-Institut à Kinshasa est un bureau de liaison. Qu’est-ce que cela signifie?

Comme bureau de liaison, nous sommes une sorte de satellite, un petit bureau, qui peut réagir de manière très flexible aux conditions locales. Au cours des deux premières années de notre présence, il vient de faire connaissance avec le milieu culturel et d’acquérir une expérience. Par la suite, l’emplacement sera évalué et décider si, et si oui sous quelle forme nous nous installons ici.

Bureau de liaison signifie également que nous nous concentrons d’abord sur les échanges culturels et pas d’offrir des cours de langue. Cela peut venir plus tard, si nous le jugeons nécessaire.

Quelle est la mission dans le monde de Goethe-Institut?

Notre mission peut être représentée en trois mots: la langue, la culture et l’Allemagne. Nous faisons la promotion de la connaissance de la langue allemande à l’étranger – comme je l’ai dit, cela ne concerne pas encore le Congo pour le moment – aussi, nous nous sommes engagés dans la coopération culturelle internationale et nous diffusons l’image de l’Allemagne actuelle.

Que signifie exactement l’échange culturel?

Nous voulons amener les acteurs culturels congolais et allemands à travailler ensemble afin d’obtenir ainsi une source d’inspiration les uns des autres s’inspirer mutuellement et aussi pour discuter. Cela fonctionne bien quand les artistes restent plus longtemps sur place. Voilà pourquoi nous invitons deux artistes pour un séjour de trois semaines. Mais nous voulons aussi fournir des projets ciblés ensemble qui répondent aux besoins du milieu de la culture congolaise et l’aider à former et qualifier leurs acteurs, non pas à Kinshasa seulement mais aussi dans l’ensemble du pays.

Nous préparons un projet Elysée avec l’Institut français sur l’avenir. Des élections sont prévues en Novembre – c’est un moment opportun pour poser la question: « Comment les artistes s’imaginent l’avenir? » Il y aura une exposition, une série de films, des tables rondes et un concours de médias sociaux.

Les Beaux-arts seront certainement le focus. Nous venons d’ouvrir la première exposition d’un jeune artiste dans la galerie d’art mobile avec KinArt Studio. En 2016, ce petit cube blanc sera construit dans quatre quartiers différents et jeunes artistes hommes et femmes seront exposés. En collaboration avec l’Académie des Beaux-Arts, nous prévoyons un programme résident sur « l’espace urbain ».

La Rumba congolaise a été diffusée au cours des dernières décennies à l’ensemble du continent africain. Partout il y a des musiciens et leur musique est entendue live dans de nombreux bars ; il y a de la musique classique, du folk – tous les genres de musique sont représentés. Voilà pourquoi nous allons continuer à travailler avec la musique. L’année dernière, au début, nous avons fait avec l’atelier « Étapes vers une carrière musicale professionnelle réussie ». Maintenant, nous étudions comment nous pouvons aider mieux possible les managers.

Enfin: Où se trouve l’Institut?

Nous louons un petit bureau à l’Institut français de Kinshasa (Halle de la Gombe). Dans la petite médiathèque, il y a également un petit inventaire de la littérature allemande en version française et des ouvrages d’apprentissage de l’allemand. Chaque mois, nous projetons dans le cadre du « Deutscher Dienstag «  (mardi allemand) un film allemand avec sous-titrage en français. Mais on peut nous trouver aussi sur l’Internet, où l’on peut s’inscrire à la newsletter. Et sur Facebook, nous fournissons des informations actualisées sur notre programme.

 

Le Goethe-Institut est l’institut culturel de la République fédérale d’Allemagne actif au niveau mondial. Nous promouvons la connaissance de la langue allemande à l’étranger et entretenons des collaborations culturelles internationales. Dans le monde entier, il y a 159 institutions dans 94 pays, dont 13 Instituts et deux bureaux de liaison en Afrique sub-saharienne.