Principes

Menschenrechtsrat der Vereinten Nationen, Schweiz/Genf Agrandir l'image (© picture alliance) Déclaration universelle des droits de l’homme

En 1948, il y a plus de 60 ans, des hommes et des femmes du monde entier se rassemblèrent à Paris pour livrer la vision extraordinaire d’un monde juste et pacifique : ils adoptèrent la déclaration universelle des droits de l’homme.

 

Celle-ci est fondée sur « la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et leurs droits égaux et inaliénables » et qu’elle reconnaît à chacun sans distinction de couleur de peau, de sexe, de langue, de religion ou de tout autre critère similaire. C’est précisément ce qu’il faut comprendre par droits de l’homme : les droits de l’homme sont les droits revenant à chaque être humain du seul fait de son existence, indépendamment des caractéristiques qui nous distinguent les uns des autres.

 

Pactes des droits civils et des droits sociaux de l’ONU

 Adjointe aux deux pactes des droits de l’homme de l’ONU de 1966 (le pacte international relatif aux droits civils et politiques et le pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels), cette déclaration constitue la « charte internationale des droits de l’homme ». Elle est complétée par toute une série d’autres conventions sur les droits de l’homme qui fixent des dispositions plus détaillées sur la protection contre les discriminations, par exemple la discrimination à l’égard des femmes ou la discrimination raciale ou délimitent des pans majeurs de la protection des droits de l’homme tels que l’interdiction absolue de la torture ou de l’esclavage. Ces accords et protocoles additionnels, qui établissent certains mécanismes comme des possibilités de recours ou des dispositifs de protection particuliers, sont aujourd’hui ratifiés par de nombreux États.

 

Convention européenne des droits de l’homme

 Au niveau européen, la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales de 1950 permet même de faire valoir ses droits devant une juridiction. Le Traité sur l’Union européenne de Lisbonne entré en vigueur en décembre 2009 contient lui aussi des dispositions claires sur l’attachement aux droits de l’homme.

 

Indivisibilité des droits de l’homme

 On classe fréquemment les droits de l’homme en trois générations. La première génération comprend les droits civils et politiques, tels que le droit à la vie et à l’intégrité physique, à la liberté et à la propriété, à la liberté d’expression et de réunion ou à la liberté de religion et de croyance. Les droits économiques, sociaux et culturels sont rangés dans la deuxième génération : il s’agit par exemple du droit à un niveau de vie suffisant, comprenant le droit à une alimentation suffisante, du droit au travail et à une rémunération équitable, du droit à la création de syndicats, de la protection particulière des familles, des femmes enceintes, des mères et des enfants, du droit au meilleur état de santé possible, du droit à l’éducation et du droit de participer à la vie culturelle. Ceux-ci sont complétés par une troisième génération de droits dits collectifs comme le droit au développement ou à la paix.

 

À cette présentation systématique des droits de l’homme répartis en trois générations, on tend aujourd’hui à substituer une analyse plus approfondie du caractère réellement indivisible et interdépendant de tous ces droits. Une personne dépourvue d’un niveau de vie minimum ne peut pas jouir de ses droits civils et politiques. Inversement, la protection des conquêtes économiques et sociales ne peut pas se faire au détriment de la liberté.

 

Loi fondamentale allemande Grundgesetz Agrandir l'image (© dpa)

  Sur le plan interne aussi, l’Allemagne affirme sa reconnaissance des droits de l’homme dès l’article premier de sa Loi fondamentale : « La dignité de l’être humain est intangible. Tous les pouvoirs publics ont l’obligation de la respecter et de la protéger. En conséquence, le peuple allemand reconnaît à l’être humain des droits inviolables et inaliénables comme fondement de toute communauté humaine, de la paix et de la justice dans le monde. » L’Allemagne a signé presque toutes les conventions des Nations Unies portant sur les droits humains et s’est engagée au respect des normes européennes majeures en matière de droits de l’homme.

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